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Dossier – Amlo a retrouvé en partie la confiance des marchés en obtenant un accord sur l’aéroport !

Mexico a trouvé un accord avec les créanciers pour son aéroport. Le Mexique ne devra pas rembourser immédiatement les 6 milliards de dollars d’obligations aux investisseurs, après l’annulation de la construction de l’aéroport de Texcoco qu’elles finançaient.

De fortes turbulences et un atterrissage en douceur. Le gouvernement mexicain est arrivé à un accord avec les créanciers de MexCAT, l’entité qui porte le projet de construction d’un nouvel aéroport à Texcoco, dans la banlieue de Mexico. La nouvelle a soulagé la pression qui pesait tant sur la dette du pays que sur le peso.

Le contentieux remonte au mois d’octobre. Alors qu’il n’est pas encore investi, le président Andrès Manuel Lopez Obrador annonce qu’il va annuler ce chantier ambitieux, destiné à désengorger Benito Juarez, l’aéroport vieillissant de Mexico City. Durant toute sa campagne, « Amlo » – comme l’ont surnommé ses partisans – n’a eu de cesse de critiquer ce projet à plus de 13 milliards de dollars, symbole, selon lui, des dépenses somptuaires du précédent gouvernement. Pour justifier sa décision, il s’appuie sur un référendum local rejetant la construction. Ce, même si la consultation est controversée, puis qu’elle n’a réuni qu’un million de votants.

Contagion sur le peso

Surtout, le problème est que le chantier est commencé depuis deux ans, et qu’il a été financé en partie par une émission obligataire de 6 milliards de dollars. Les investisseurs, majoritairement étrangers, ne l’entendent pas de cette oreille. Sans aéroport, ils voient mal comment ils vont être remboursés. Ils menacent d’exiger le repaiement immédiat de leurs titres.

Immédiatement, le prix des obligations de MexCAT plonge. Fin novembre, les titres les plus longs, à échéance 2017, s’échangent sur le marché secondaire avec une décote de plus de 25 %. Plus largement, les marchés sont inquiets face à ce président à qui ils avaient accordé le bénéfice du doute , mais dont l’interventionnisme fait peur. Les taux des obligations d’Etat bondissent à 9,12 %, un plus haut depuis 10 ans. Le peso chute de 10 % en un peu plus d’un mois face au dollar.

Solution négociée

Le gouvernement se décide alors à négocier avec les porteurs d’obligations MexCAT. Début décembre, après l’intronisation du nouveau président , il propose de racheter une partie des titres, en échange d’un abandon des droits des créanciers sur les futures taxes passagers. C’est en effet ce droit qui permettait aux investisseurs d’exiger un remboursement immédiat de l’intégralité des obligations si les autorités publiques interféraient dans les tarifs et à plus forte raison s’ils annulaient la construction. Dans un premier temps, les cours repartent à la hausse.

Mais cette première mouture, reposant sur un système d’enchères inversées pour acheter les titres est rejetée par les créanciers. Une nouvelle version, prévoyant un prix d’achat fixe, au pair avec paiement des intérêts échus est adoptée par plus de 70 % des porteurs. Ils pourront donc vendre leurs titres à hauteur de 1,8 milliard de dollars. En outre, un fonds sera créé pour permettre de futurs remboursements anticipés.

Le USD côte en dessous des 19,5 Mxn depuis le début de l’année ! Il est aujourd’hui à 19,13 et ne cesse de baisser ! Amlo a retrouvé en partie la confiance des marchés en obtenant cet accord. Mais il devrait encore rester sous surveillance par les marchés et investisseurs étrangers au Mexique dont il répète avoir grand besoin pour financer ses réformes !

Article du 29 octobre 2018 – Référendum – La construction du nouvel aéroport de Mexico rejetée à 70% !

La construction du nouvel aéroport de Mexico a été rejetée à près de 70% lors d’une consultation publique controversée mais nationale après le dépouillement de 98% des votes, a annoncé dimanche soir l’équipe du président élu Andres Manuel Lopez Obrador.

Durant sa campagne, Lopez Obrador, 64 ans, a critiqué le chantier de construction de ce méga-aéroport, pour son coût élevé — estimé à plus de 13 milliards de dollars — son impact environnemental et pour de supposés faits de corruption dans l’attribution des contrats.

Le magnat mexicain des télécommunications Carlos Slim — principal investisseur du nouvel aéroport — et de nombreux entrepreneurs ont durement critiqué la position de Lopez Obrador, qui a obtenu une très large victoire à la présidentielle de juillet. Sa décision de soumettre au vote un dossier aussi technique et impliquant la sécurité aérienne a aussi été largement critiquée.

Les organisations spécialisées en aviation, comme l’américaine Mitre ou l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI) des Nations unies, soutiennent la poursuite du chantier en cours, sur l’ancien lac de Texcoco, dans la banlieue de la capitale.

310.463 (votants) se sont exprimés pour la poursuite de la construction de l’aéroport de Texcoco, et 747.000 se sont exprimés en faveur des études et travaux à Santa Lucia », un aéroport militaire offrant une alternative au chantier en cours, a indiqué lors d’une conférence de presse Enrique Calderon, chargé du dépouillement.

«Ce que décide le peuple sera soutenu par le gouvernement», a prévenu Lopez Obrador, assurant que les contrats seraient honorés en cas d’arrêt du chantier, ce qui pourrait ouvrir la voie à des poursuites judiciaires et au versement d’indemnités colossales.

A l’annonce des résultats et des commentaires de l’équipe du président élu, le peso c’est déprécié et un peu plus fortement lundi matin à l’ouverture de la bourse.

« C’est un très mauvais signal adressé aux marchés et investisseurs internationaux » annonce la Coparmex, la confédération patronale du Mexique.

Selon différents instituts de sondage, 55% des Mexicains interrogés souhaitent la poursuite du chantier actuel et de nombreux analystes s’inquiètent du manque de rigueur de la consultation !

Ses détracteurs estiment qu’elle n’est pas conforme à la loi et dénoncent son manque de rigueur, comme des votes multiples, constatés par plusieurs médias dont l’AFP.

Sources – Agences et rédaction

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