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L’affaire Cassez rebondit au Mexique – Genaro Garcia Luna en ligne de mire !

Après la libération de la Française, l’opinion publique demande des comptes. Des plaintes menacent Genaro Garcia Luna, accusé de multiples mises en scène. La libération de Florence Cassez va-t-elle devenir une affaire d’État ?

La question se pose depuis que la Cour suprême a blanchi la Française, le 23 janvier, au motif que la mise en scène télévisée de son arrestation avait vicié l’ensemble de la procédure. Le lendemain, le président Peña Nieto déclarait son soutien à l’ouverture d’une enquête sur ce fiasco judiciaire, sans mentionner de nom.

Le dossier complet sur France Inter: Florence Cassez, la prisonnière du Mexique avec Eric Dussart. Grand reporter à La Voix du Nord, il a rencontré à de nombreuses reprises Florence Cassez lors de son incarcération. Il l’a accompagnée dans l’écriture de deux livres.

 

SUITE….Mais un nom est bel et bien sur toutes les lèvres : Genaro Garcia Luna, 44 ans, ancien chef de la police (2006-2012), et ministre de la Sécurité publique (2006-2012). « Nous allons porter plainte contre lui », annonçait, lundi, Jesus Zambrano, président du PRD (opposition de gauche). Un vote des députés, ce vendredi, pourrait aboutir à la levée de son immunité.

« Le scénariste »

Le 9 décembre 2005, l’interpellation de Florence Cassez était présentée à la télévision comme un direct. Elle avait eu lieu la veille. « Un show médiatique courant pour redorer le blason de la police », accuse José Antonio Ortega, du Conseil citoyen pour la sécurité publique et la justice pénale.

Les montages étaient monnaie courante sous Garcia Luna, surnommé « le scénariste ». En septembre 2009, un « pirate de l’air » est capturé à l’aéroport de Mexico : en réalité, un pasteur inoffensif. Même manipulation, en juillet 2010, avec la fausse libération de journalistes kidnappés. Un baron de la drogue arrêté sans un coup de feu, une Indienne Otomie accusée à tort d’enlèvements, des généraux incarcérés sans preuve…

Lire la suite sur Ouest-France.fr

Article du 29 novembre 2012 – Genaro Garcia Luna, dans l’oeil du cyclone, prépare son éxil vers Miami !

Le ministère mexicain de la Sécurité publique a démenti mercredi que le titulaire du poste, Genaro Garcia Luna, ait reçu des paiements de la part du narcotrafiquant Edgar Valdez Villareal, alias «La Barbie», auteur d’une lettre ouverte assurant que l’il recevait de l’argent du crime organisé depuis 2002.

Des informations qui corroborent les propos d’anabel Hernandez (Lire plus bas). Genaro Garcia Luna, le ministre à l’origine du montage médiatique dans l’affaire Cassez (Lire plus bas).

Cette lettre, publiée mercredi par le quotidien Reforma, «a comme objectif de gêner l’action des autorités contre les organisations criminelles, en tenant de semer le discrédit public sur ceux qui les ont combattues dans les faits», a assuré un porte-parole du ministère, José Ramon Salinas, dans une déclaration lue à la presse.

Valdez Villareal, «a cherché à faire du chantage contre les autorités pour obtenir des privilèges» lors de son séjour dans une prison fédérale de haute sécurité, où il attend un jugement pour participation à des homicides et à des actions de trafic de drogue», a ajouté le porte-parole.

Mercredi, le quotidien Reforma a publié en Une un courrier de Valdez Villareal – accusé de travailler pour le cartel des frères Beltran Leyva avant une scission de ce cartel – transmis au journal par l’intermédiaire de son avocate, Me Erendira Joselyn Guerra Gutierrez.

Selon «La Barbie», citoyen américain de 36 ans d’origine mexicaine, Garcia Luna et plusieurs hauts fonctionnaires du ministère de la Sécurité publique reçoivent de l’argent des trafiquants de drogue depuis dix ans et s’approprient du matériel saisi dans des opérations policières.

«J’affirme qu’il (Garcia Luna) a reçu de l’argent de ma part, de narcotrafiquants et de la délinquance organisée, de même qu’un groupe comprenant Armando Espinosa de Benito, qui travaille pour la DEA (l’agence fédérale des États unis contre le trafic de drogue)», entre autres, selon le détenu.

Le présumé narcotrafiquant affirme en outre que sa capture a été «le résultat d’une persécution politique» de la part du président mexicain sortant Felipe Calderon, qui aurait souhaité passer des accords avec les cartels de la drogue les plus importants, auxquels Valdez Villareal avait refusé de participer.

«La Barbie», qui pourrait être extradé à tout moment avait été arrêté au Mexique le 30 août 2010. Ses dénonciations, qui ne sont appuyées d’aucune preuve, interviennent à quelques jours de la fin du mandat du président Felipe Calderon et de son gouvernement.

Le ministère de la Sécurité publique a été impliqué cette année dans plusieurs affaires embarrassantes comme l’attaque en août par 14 policiers fédéraux en civil d’une voiture diplomatique des États-Unis avec deux agents américains à bord et des affrontements en juin entre policiers dans l’aéroport international de Mexico.

Le président élu Enrique Pena Nieto, qui sera investi samedi a annoncé son intention de supprimer le ministère de la Sécurité publique et de placer la Police fédérale sous l’autorité du ministère de l’Intérieur.

Pour lutter contre l’insécurité, il projette de créer une commission nationale anti-corruption et augmenter à 5 % du PIB (quatre fois plus que Felipe Calderón) le budget de lutte contre les cartels.

Pour bien montrer sa détermination à changer de politique et à faire rentrer les militaires dans leurs casernes, il annonce la création d’une gendarmerie nationale à la française et écarte le puissant ministre de la sécurité nationale Genaro Garcia Luna qui prépare ses bagages pour un exil à Miami.

Source – AFP

Article du 13 mars 2013 – Affaire Cassez: L’ombudsman porte plainte contre Garcia Luna

L’ombudsman mexicain a annoncé mercredi le dépôt de plaintes judiciaires et administratives contre 21 policiers et fonctionnaires, dont l’ancien ministre Genaro Garcia Luna, pour les probables délits et fautes administratives commises dans le cadre de l’affaire Florence Cassez.

La Française a été libérée par la Cour suprême du Mexique le 23 janvier, après plus de 7 ans de prison, en raison des violations de la procédure judiciaire ayant mené à sa condamnation à 60 ans de prison et du droit à un procès équitable.

Nous allons devoir présenter non seulement une plainte judiciaire devant le ministère public, mais aussi une plainte administrative dans le but que l’on enquête et qu’on détermine les responsabilités attribuables à chacun des fonctionnaires mentionnés, a dit lors d’une conférence de presse l’ombudsman mexicain Raul Plascencia, président de la Commission nationale des droits de l’homme (CNDH), une organisme autonome de l’Etat.

L’ombudsman cite en particulier la mise en scène contraire à la réalité organisée le 9 décembre 2005 dans un ranch des environs de Mexico de la prétendue arrestation en direct devant les caméras de télévision de la Française et de son ex compagnon Israel Vallarta, ainsi que la libération de 3 otages. En réalité Cassez et Vallarta, avaient été arrêtés la veille sur la route de Cuernavaca.

M.Genaro Garcia Luna, qui fut ministre de la sécurité publique de l’ex président Calderon de 2006 à 2012, était à l’époque de l’arrestation de Cassez le directeur général de l’Agence fédérale d’investigation (AFI), responsable de l’opération.

Parmi les fonctionnaires impliqués, et cités seulement par leur titre, figure Luis Cárdenas Palomino, à l’époque chef de l’Unité des recherches de l’AFI, ainsi que le directeur général des enquêtes policières et le directeur des opérations spéciales.

Selon Raul Plascencia, il y a eu au moins trois types de délits : l’un contre l’administration de la justice, spécifiquement en raison d’actes ou d’omissions qui produisent un dommage ou concèdent un avantage à l’une des parties, le second pour abus d’autorité, avec le retard injustifié de la mise à disposition d’une personne arrêtée devant le ministère public, enfin l’exercice indu du service public par la mise en oeuvre d’actions de manière illicite.

Le président de la CNDH souligne que les irrégularités commises par les policiers et les fonctionnaires du ministère public ont ignoré les principes de légalité, d’objectivité, d’efficacité, de professionnalisme, d’honnêteté et de respect des droits de l’homme auxquels les oblige la Constitution mexicaine.

Il a relevé aussi que ces irrégularités ont eu un impact sur les victimes après la libération de Florence Cassez par la Cour suprême non pour être innocente, mais pour les violations au procès équitable. Cette situation a fait que les victimes ont vu empêché leur droit d’accès effectif à la justice et à recevoir une réparation adéquate du dommage.

L’avocat mexicain de Florence Cassez, Me Agustin Acosta, interrogé par l’AFP s’est félicité de la décision de la CNDH. C’est bien, a-t-il dit. Mais ça aurait été encore mieux si la Commission avait fait cela dès 2006, après la révélation du montage policier.

Il a aussi réaffirmé que la décision de la Cour suprême du 23 janvier, en établissant la violation du droit à un procès équitable avait établi l’innocence de Florence Cassez, en vertu du principe de la présomption d’innocence.

Source – (AFP / 14 mars 2013 01h02)

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