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Le gouvernement Peña reprends en main la sécurité à quelques mois de l’alternance politique ! (Video)

Á Acapulco, l’armée désarme la police soupçonnée d’infiltration criminelle. Les militaires mexicains (marina) ont pris le contrôle du siège de la police municipale et ont arrêté deux fonctionnaires soupçonnés de collusion avec le crime organisé.

Ce n’est pas la 1ère fois cette année puisque les autorités ont déjà arrêté 205 agents en uniforme dans la municipalité de Tehuacan, Puebla et deux autres villes du même état cette année !

Du jour au lendemain, la ville d’Acapulco s’est vue privée de sa police municipale.

Mardi, aux alentours de midi, son quartier général a été encerclé par un impressionnant dispositif militaire. Une centaine de soldats de la Marine, avec l’appui de policiers fédéraux et régionaux, ont alors investi le bâtiment.

Leurs missions: désarmer les policiers municipaux et faire l’inventaire de leurs armes, gilets pare-balles et autres radios. Le responsable municipal de la sécurité publique, Max Lorenzo Sedano et tous les agents sous ses ordres font désormais l’objet d’investigations en raison de leur «possible collusion avec le crime organisé», a expliqué Roberto Alvares Heredia, porte-parole de la sécurité de l’État de Guerrero. En attendant, les missions de police dans la ville sont confiées à l’armée et à des agents fédéraux.

La justice s’intéresse plus spécialement à deux commandants des forces municipales. Luis Fernando, dit El Fenix, et Brian Antonio, alias El Brayan, sont soupçonnés d’être impliqués dans plusieurs assassinats.

Selon le magazine Proceso , les autorités pensent également que les deux hommes sont liés au cartel indépendant d’Acapulco, qui contrôle le trafic de drogues dans plusieurs quartiers de la ville. Son rival, le cartel Beltran Leyva, aurait également gardé ses entrées au sein de la police municipale, croit savoir le quotidien El Universal .

La corruption des forces de l’ordre à Acapulco était dénoncée dès 2016 par un ancien responsable de la sécurité publique. «La police municipale ne travaille pas pour le crime organisé. La police municipale est le crime organisé», confiait ainsi Alfredo Álvarez Valenzuela au journal Reforma .

L’infiltration de la police par les cartels est courante au Mexique !

Le mois dernier, les autorités menaient un vaste coup de filet contre la police de Tehuacan, dans l’État de Puebla. Sur les 368 agents travaillant soi-disant pour la municipalité, 20 usurpateurs n’étaient pas censés travailler pour les forces de l’ordre.

Tehuacan, à 252 kilomètres de la capitale mexicaine, est la troisième municipalité de l’Etat de Puebla dont la sécurité est reprise en main par le gouvernement. Dans la première, San Martin Texmelucan, 200 policiers avaient été relevés de leurs fonctions et désarmés le 2 mai, car soupçonnés de collusion avec des groupes criminels spécialisés dans le vol de carburant. Le 21 juin, à Ciudad Serdan, le directeur de la police municipale et 35 agents avaient également été arrêtés.

>>> a lire également: Dossier – Le phénomène du vol de carburant « Huachicol » enflamme l’Etat de Puebla !

La police municipale mexicaine dispose traditionnellement de peu de formation, de bas salaires, d’un équipement médiocre et manque de moyens pour mener ses enquêtes, ce qui la rend particulièrement vulnérable aux puissants cartels.

Ce constat est d’autant plus vrai dans les régions gangrenées par la criminalité. L’État de Guerrero, où se trouve le port d’Acapulco, ne déroge pas à cette règle. Depuis 2014, la police locale a été désarmée dans plus d’une dizaine de villes et villages.

Avec ses champs de pavot clandestins disséminés dans les montagnes et sa production d’héroïne, le Guerrero sert de centre névralgique pour plusieurs groupes de narcotrafiquants. La région est aussi réputée comme l’un des États les plus violents du pays. L’an passé, 2318 homicides volontaires y ont été dénombrés, chiffre le plus élevé du pays. Et l’année 2018 est en passe de battre ce triste record avec 1507 victimes de janvier à août.

À Acapulco, la lutte à laquelle se livrent les cartels a transformé l’ancienne «perle du Pacifique», qui attirait dans les années 1960 le tout-Hollywood, en capitale mexicaine du crime. Les assassinats y sont désormais quasi quotidiens. L’année dernière, la cité balnéaire a ainsi connu un taux d’homicides de 103 pour 100.000 habitants, l’un des plus élevés dans le pays et dans le monde.

>>> a lire également: Dossier – Acapulco, un paradis perdu !

Source – Agences

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