Le Honduras au bord de la crise politique !

Le gouvernement du Honduras a décrété l’état d’urgence dans la nuit de vendredi à samedi pour mettre fin aux manifestations de l’opposition qui se multiplient à travers le pays contre une « fraude » électorale présumée lors de la présidentielle de dimanche.

Au moins un manifestant est mort et plus de 20 personnes ont été blessées, tandis que 100 autres ont été arrêtées pour pillage.

Selon un de ses responsables, le gouvernement du Honduras suspend les garanties constitutionnelles pour donner aux forces de sécurité des pouvoirs élargis pour contenir les turbulences dans ce contexte de crise électorale.

Le décret approuvé par le président sortant Juan Orlando Hernandez « restreint pour une période de dix jours (…) la libre circulation des personnes » entre 18h00 et 06h00, a précisé un porte-parole du gouvernement, Jorge Ramon Hernandez Alcerro.

Les deux candidats à l’élection présidentielle au Honduras, qui ont signé un pacte s’engageant à reconnaître le résultat final des urnes, sont à parfaite égalité après le dépouillement de plus de 80% des bulletins de vote.

Le candidat de l’opposition de gauche Salvador Nasralla a alors déclaré mercredi ne pas reconnaître les résultats. Selon lui, les données avaient été manipulées. Les premiers résultats le créditaient de cinq points d’avance avant que la tendance ne se retourne en faveur du président sortant.

TEGUCIGALPA, Honduras — Les autorités électorales du Honduras ont recommencé dimanche le dépouillement longtemps interrompu des bulletins de l’élection présidentielle du week-end précédent alors que retentissent les accusations de fraude électorale contre le gouvernement.

Le candidat de l’opposition, Salvador Nasralla, et ses partisans de l’Alliance de l’Opposition contre la dictature ont réclamé un nouveau vote.

Le tribunal électoral a ordonné de poursuivre le décompte des 1031 urnes dans lesquelles des anomalies ont été rapportées.

Les représentants de M. Nasralla n’étaient pas présents lors de la reprise du dépouillement, ce qui pourrait laisser entendre qu’ils ne reconnaissent plus la légitimité du scrutin.

Devant un rassemblement de ses partisans, M. Nasralla, a accusé les membres du tribunal électoral «d’être des employés du président (Juan Orlando) Hernandez», qui s’est porté candidat à sa réélection malgré une interdiction de la Constitution.

«Le tribunal n’est pas un organisme indépendant. Il n’est plus crédible, il n’est plus digne de la confiance du peuple», a-t-il dit.

Environ 95 pour cent des urnes ont été dépouillées. M. Hernandez détiendrait une avance de plus de 46 000 devant son adversaire.

Les autorités du pays ont décrété un couvre-feu de 10 jours s’étendant de 18 h à 6 h afin de calmer les violences qui ont secoué le pays. Toutefois, le couvre-feu a été levé dans les deux principales régions touristiques du pays, l’antique cité maya de Copan et Islas de la Bahía.

La veille, la capitale du pays avait été le théâtre de manifestations marquées par le bruit des casseroles, des slogans et des cocktails Molotov. Les affrontements entre manifestants et forces de l’ordre ont fait un mort, mais le bilan pourrait s’aggraver.

Source – Agences

Tourimex Banner

Leave a Reply

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *