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«Narcos Mexico» – Diego Luna incarne Felix Gallardo! Entretien..

Après Medellin et Cali en Colombie, Netflix embarque ses abonnés pour Guadalajara, au Mexique. «Narcos : Mexico ». Cette série culte est disponible depuis vendredi. Entretien sans filtre avec Diego Luna, qui incarne Felix Gallardo le chef d’un cartel.

Elle raconte l’ascension du cartel de Guadalajara dans les années 1980 à travers deux personnages principaux : l’agent de la DEA Kiki, incarné par Michael Peña, et le subtil baron de la drogue Felix Gallardo, joué par Diego Luna, la star de « Rogue One », le préquel de « Star Wars ».

Entretien avec une des plus grandes stars du cinéma mexicain qui explique les raisons de ce choix de carrière cinématographique !

Comment décririez-vous le personnage que vous incarnez, Felix Gallardo, un vrai baron de la drogue arrêté en 1985 ?

DIEGO LUNA. C’est un personnage fascinant. Il a opéré comme un homme politique, en usant de son charme. En tant qu’acteur, j’ai essayé chaque seconde de suggérer sa supériorité intellectuelle sans la surjouer.

Les méchants ne sont pas toujours ceux que l’on croit…

Ce gars était un jefe (chef) mais il travaillait quand même pour quelqu’un ! Pour arriver à l’empire qu’il a construit, il a fallu l’approbation de certaines personnes de pouvoir. On nous fait croire depuis des années qu’il n’y a qu’un seul type de criminels, comme les narcos, mais il y en a d’autres en costard cravate qui sont toujours dans la nature.

Les Etats-Unis ne sortent pas grandis de cette quatrième saison. C’était voulu ?

Le personnage de Kiki Camarena (NDLR : agent de la DEA, agence américaine de lutte contre la drogue) est important pour comprendre à quel point les Etats-Unis et leurs services – DEA, CIA, FBI – ont un rôle prépondérant dans le trafic en Amérique du Sud. Et dans l’extrême violence qui ronge mon pays aujourd’hui. Ce que j’aime dans cette série, c’est qu’elle parle de la réalité et n’est pas manichéenne.

Avez-vous été confronté aux narcos au Mexique ?

Dans ma jeunesse, je connaissais des narcos ce que mes parents voulaient bien que je sache. Je n’avais que dix ans quand Gallardo a été arrêté. C’est plus récemment que j’ai creusé pour en savoir plus. J’ai découvert que Gallardo était un homme discret et sûrement moins flamboyant que l’idée qu’on se fait d’un grand trafiquant. Il n’avait pas une immense villa bling-bling au milieu de la ville comme dans les films, il a fait son trou en achetant un hôtel, puis un restaurant, sans un bruit…

Ce « Narcos : Mexico » est quasiment une nouvelle série. Vous êtes-vous inspiré des trois premières saisons ?

J’ai découvert « Narcos » parce que j’adore Walter Moura (NDLR : il incarne Pablo Escobar dans les saisons 1 et 2). J’ai trouvé le jeu des acteurs incroyable. Mais j’ai longtemps hésité à dire oui car je ne voulais pas que l’on fasse des narcos des héros admirables, ce qui était un peu le cas dans les narcos en Colombie. Les humaniser oui, les glorifier non…

Et c’est ce que nous avons fait. J’adore ! En choisissant un casting essentiellement mexicain, on a fait quelque chose de très proche du réel. Quand on parle espagnol dans la série, on parle comme des vrais Mexicains, jusqu’à emprunter les accents spécifiques à chaque région. Par ailleurs, visuellement, on a donné à la série une couleur vraiment originale.

Le but de la série est-il d’ouvrir les yeux au grand public ?

J’espère qu’après avoir vu cette saison, les gens comprendront qu’il y a un système au Mexique qui pousse les jeunes gens à devenir des « sicarios » (assassins) et les raisons pour lesquelles on n’en parle jamais. Je vis dans un pays qui pousse sa jeunesse à risquer sa vie en devenant un trafiquant de drogue ou en traversant la frontière.

Interview réalisée par Ronan Tésorière pour leparisien.fr

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