Plus de 100 journalistes ont été tués au Mexique depuis l’an 2000 !

Une journaliste a été retrouvée morte à son domicile à Monterrey, au nord du Mexique, son corps présentant des traces de coups, ont annoncé hier les autorités judiciaires locales. Cela porte le nombre a 5 depuis le début de l’année !

A lire également en bas de page: La première édition du prix Breach/Valdez de journalisme et droits de l’homme a été décernée à la journaliste mexicaine Daniela Rea !

La mort de Alicia Diaz Gonzalez a été confirmée par le quotidien El Financiero qui l’employait depuis janvier dernier. « Il est urgent d’obtenir une explication officielle à l’homicide de Alicia Diaz Gonzalez », a écrit sur Twitter Mauricio Mejia, éditeur du journal. Diaz avait auparavant travaillé au quotidien El Norte et à La Moneda.

La journaliste âgée de 52 ans « était étendue sur le sol, face contre terre, dans une flaque de sang et avait reçu des coups » a indiqué à l’AFP une source judiciaire de l’Etat de Nuevo Leon (nord), précisant que c’est son fils qui avait découvert le corps.

On ignore pour l’heure si cette agression est liée à son activité de journaliste. Des collègues de Diaz ont indiqué à l’AFP qu’elle travaillait sur les entreprises locales ainsi que sur des sujets liés aux impôts, hypothèques et aux investissements publics. Selon eux il ne s’agissait pas d’informations « sensibles ».

Plus de 100 journalistes tués au Mexique depuis 2000

La semaine dernière, le journaliste Juan Carlos Huerta avait été abattu à la sortie de son domicile dans l’Etat de Tabasco (sud-est), devenant le quatrième journaliste assassiné depuis le début d’année.

Plus de 100 journalistes ont été tués au Mexique depuis 2000, selon les associations de défense de la liberté d’expression, dans un pays considéré comme un des plus dangereux pour exercer cette profession.

En 2017, au moins 11 d’entre eux ont été tués au Mexique, selon les ONG Reporters sans frontière et Articulo 19.

Article du 3 mais 2018 – La journaliste mexicaine Daniela Rea, lauréate du 1er prix Breach/Valdez !

La première édition du prix Breach/Valdez de journalisme et droits de l’homme a été décernée à la journaliste mexicaine Daniela Rea, reconnue pour ses reportages sur la violence qui déchire son pays, en proie au crime organisé.

Organisé par l’ONU, l’Unesco, l’Agence France-Presse, l’ambassade de France au Mexique et l’université Ibéroaméricaine, le prix a été créé en mémoire des journalistes Miroslava Breach et Javier Valdez – collaborateur de l’AFP -, assassinés en 2017 au Mexique, l’un des pays plus dangereux pour exercer le journalisme, avec plus de 100 professionnels tués depuis 2000.

Le prix a été décerné à l’occasion de la journée mondiale de la liberté de la presse.

Auteure de nombreux reportages, de livres et d’un documentaire à base de témoignages sur des disparus, Daniela Rea, 35 ans, a consacré avec engagement et rigueur son travail aux séquelles de la violence sur les habitants.

« La journaliste que nous avons choisie pour recevoir la première édition du prix fait partie de ces journalistes courageux qui défendent la démocratie et les droits de l’homme », a souligné Giancarlo Summa, directeur du bureau d’information des Nations Unies au Mexique.

Née à Guanajuato (centre), elle a débuté sa carrière de journaliste dans l’Etat de Veracruz (est), avant de s’installer dans la capitale Mexico, où elle a couvert entre 2005 à 2012 de nombreux conflits sociaux pour le journal Reforma.

A partir de 2008, elle s’est focalisée sur la violence provoquée au Mexique par la guerre contre le crime organisé et ses conséquences dramatiques.

La journaliste mexicaine Daniela Rea chez elle, à Mexico, le 18 avril 2018 © Pedro PARDO AFP/ArchivesLa journaliste mexicaine Daniela Rea chez elle, à Mexico, le 18 avril 2018 © Pedro PARDO AFP/Archives

« Cela n’a pas été un choix conscient de me dire « Je vais écrire sur les droits de l’homme » mais ce sur quoi on écrit, c’est la vie, non ? », confie Daniela Rea, qui dit chercher dans son travail à « ne pas réduire une personne au crime commis » contre elle.

Miroslava Breach, correspondante du journal La Jornada dans l’Etat violent de Chihuahua (nord), a été abattue en plein jour, le 23 mars 2017, alors qu’elle attendait son fils dans sa voiture.

Javier Valdez, fondateur de l’hebdomadaire Riodoce dans l’Etat de Sinaloa (nord), correspondant de La Jornada et collaborateur de l’AFP depuis une décennie, a lui aussi été abattu en pleine journée, le 15 mai 2017.

Les deux enquêtaient sur le crime organisé au Mexique.

Source – Agences

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