Sommet des Amériques – Des relations compliquées entre le Mexique et les USA !

Le vice-président américain Mike Pence s’est dit samedi « encouragé par le progrès des négociations » sur l’accord de libre-échange Alena. Il a rencontré le président mexicain Enrique Peña Nieto et le Premier ministre canadien Justin Trudeau lors du sommet des Amériques.

Ces rencontres se sont déroulées à Lima alors que les trois pays tentent depuis des mois de renégocier cet accord en vigueur depuis 1994, dénoncé par Donald Trump comme nocif pour les emplois américains.

M. Pence s’est d’abord entretenu avec M. Trudeau, puis avec M. Peña Nieto une demi-heure plus tard, selon les journalistes voyageant avec lui, qui ont décrit un vice-président visiblement plus chaleureux avec le premier qu’avec le second.

« Nous sommes voisins, nous sommes des amis chers », a-t-il déclaré après avoir serré la main du Premier ministre canadien. « Nous pensons être proches » d’un nouvel accord, a-t-il assuré, se disant « encouragé par le progrès de nos négociations ». « Nous espérons parvenir à une renégociation réussie ».

Avec M. Peña Nieto, le vice-président américain a dit souhaiter « une discussion non seulement sur l’Alena mais sur un large éventail de sujets ». Le président mexicain a lui souligné l’importance de parler de « la relation bilatérale que nous voulons avoir, dans la coopération et le respect mutuel ».

Le Mexique a récemment annoncé qu’il allait réévaluer sa coopération avec les Etats-Unis en raison de divergences « notoires » surgies entre les deux voisins, notamment sur les questions migratoires. Les deux hommes n’ont pas souhaité répondre aux questions des journalistes sur le mur que Donald Trump veut faire construire à la frontière pour contenir l’immigration illégale, aux frais du Mexique.

A l’issue des deux rencontres, M. Pence a assuré qu’elles avaient été « très productives ». Il a précisé ne pas avoir évoqué le sujet du mur avec le dirigeant mexicain. « Je crois que le président Peña Nieto comprend que lui et le président Trump ont une différence d’opinion à ce sujet ».

En revanche, la conversation a « largement porté sur l’Alena »: « Je vais quitter ce sommet avec beaucoup d’espoirs que nous soyons très proches d’un accord renégocié et meilleur pour le peuple américain », avec « des bénéfices mutuels » pour le Mexique et le Canada.

« Ce n’est pas encore fait, il reste des questions qui doivent être résolues. Mais nous pensons qu’il y a une possibilité réelle de parvenir dans les prochaines semaines à un Alena renégocié ».

Article du 9 avril 2018 – Tensions bilatérales: Mexico va revoir sa coopération avec Washington !

Le Mexique va réévaluer sa relation de coopération avec les États-Unis à cause des tensions «notoires» entre les deux pays sur la question migratoire, a annoncé lundi le chef de la diplomatie mexicaine Luis Videgaray.

«Conscients du moment que nous traversons et des différends publics et notoires que nous avons actuellement avec le gouvernement des États-Unis, le président Enrique Peña Nieto va prendre certaines décisions», a déclaré M. Videgaray lors d’un entretien à la radio Grupo Formula, précisant toutefois que pour l’heure «aucune décision n’avait été prise».

Le président américain Donald Trump a annoncé la semaine dernière le déploiement de 2000 à 4000 militaires à la frontière avec le Mexique pour endiguer l’immigration clandestine, au moment même où son homologue mexicain dénonçait les «attitudes menaçantes» du milliardaire.

Trump a ajouté qu’il «garderait probablement» ces milliers de militaires sur place, «ou au moins une grande partie», jusqu’à ce que le mur qu’il a promis pendant sa campagne présidentielle de 2016 soit construit.

En envoyant la Garde nationale, le président républicain souhaite contenir l’immigration clandestine, mais aussi accroître la pression sur le Mexique pour qu’il s’implique davantage en la matière.

La relation entre les deux voisins «est intense et dynamique et présente naturellement des défis», a relevé jeudi le président mexicain Enrique Peña Nieto, dans un communiqué. «Mais ces défis ne peuvent en aucun cas justifier des attitudes menaçantes ou un manque de respect entre nos deux pays».

M. Peña Nieto, qui a déjà annulé deux déplacements à Washington, a ensuite envoyé une pique à M. Trump: «Si vos récentes déclarations puisent leur origine dans une certaine frustration liée aux affaires de politique intérieure, de vos lois ou de votre Congrès, adressez-vous à eux, et non aux Mexicains».

Le président Trump a vivement pris à parti la semaine dernière les autorités mexicaines après la diffusion d’un reportage sur une caravane d’environ un millier de migrants originaires d’Amérique centrale traversant le Mexique avec l’intention d’entrer aux États-Unis.

Il a estimé qu’il revenait au Mexique de les arrêter, et a même mis la renégociation en cours du traité de libre-échange nord-américain ALENA dans la balance.

En outre, lors d’un déplacement jeudi en Virginie occidentale, le milliardaire a renoué avec sa rhétorique de campagne, lorsqu’il avait déclaré que les Mexicains entrant aux États-Unis étaient des «violeurs».

Source – Agence

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