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Evo Morales est arrivé au Mexique ! (Vidéos)

L’ex-président bolivien Evo Morales a atterri ce mardi au Mexique et a dénoncé à sa descente d’avion « le coup d’Etat » dans son pays, promettant de « continuer la lutte », lors d’une conférence de presse.

« Merci au Mexique à ses autorités, et je tiens à vous dire que tant que je suis en vie, je reste en politique, tant que nous sommes dans le train de la vie, la lutte continue », a déclaré Evo Morales.

« Ce n’est pas ce coup d’Etat qui va me faire changer d’opinions politiques », a-t-il martelé. « J’ai renoncé pour éviter plus de violence », a ajouté l’ancien président, en remerciant le Mexique – qui lui a accordé l’asile politique – de lui avoir « sauvé la vie ».

L’avion militaire mexicain qui le transportait a atterri à 18h00 locales (17h00 GMT). Evo Morales, en polo bleu ciel, a été accueilli par le chef de la diplomatie mexicaine Marcelo Ebrard.

« Nous vous souhaitons la bienvenue de la part du président Manuel Andres Obrador et de tout le peuple mexicain », a déclaré Marcelo Ebrard.

Evo Morales est rapidement apparu à la porte de l’avion, très souriant, accompagné de plusieurs personnes, et a serré la main de Marcelo Ebrard.

L’ancien président bolivien Evo Morales, déterminé à « continuer la lutte », est arrivé mardi au Mexique à l’issue d’un périple rocambolesque de seize heures dans l’espace aérien de l’Amérique latine.

Une série de complications, due à des ordres et contrordres des pays survolés, ont rallongé de huit heures le temps de vol de l’avion militaire mis à la disposition du président démissionnaire.

Article du 11 novembre 2019 – Le Mexique accorde l’asile politique à Evo Morales !

Evo Morales va quitter la Bolivie. Le Mexique a décidé lundi d’accorder l’asile politique à l’ex-président bolivien, a annoncé le ministre mexicain des Affaires étrangères Marcelo Ebrard.

La ministre mexicaine de l’Intérieur « Olga Sanchez Cordero a décidé d’accorder l’asile politique à M. Evo Morales. Sa vie et son intégrité physique sont menacées », a déclaré Marcelo Ebrard au cours d’une conférence de presse à Mexico.

Il a précisé que le gouvernement avait été sollicité par Morales, qui a été contraint à la démission. « Il nous a demandé verbalement et de façon formelle de lui accorder l’asile politique dans notre pays », a-t-il dit. « Mexico s’est toujours distingué tout au long de son histoire pour avoir protégé ceux qui cherchaient un refuge », a conclu le ministre des Affaires étrangères mexicain.

Le ministre mexicain des Affaires étrangères, Marcelo Ebrard, a dit lundi soir que Mexico avait affrété un avion pour Morales afin de garantir un voyage « sûr » et que le président bolivien démissionnaire se trouvait à bord de l’appareil.

Evo Morales, qui a annoncé dimanche sa démission de la présidence bolivienne, a déclaré lundi soir être en route pour le Mexique où le gouvernement lui a accordé plus tôt dans la journée l’asile politique, dénonçant un coup d’Etat contre le dirigeant socialiste.

La Bolivie actuellement sans dirigeant

Lâché par l’armée bolivienne dimanche après trois semaines de violentes manifestations, le socialiste Evo Morales était l’un des derniers représentants de la « vague rose » qui a déferlé au tournant des années 2000 sur l’Amérique latine, faisant virer à gauche le Brésil, l’Argentine, le Chili, l’Equateur et le Venezuela.

La Bolivie se trouve depuis lundi sans dirigeant. Les successeurs prévus à Evo Morales par la Constitution ont tous démissionné avec lui.

Article du 10 novembre 2019 – Le Mexique offre l’asile à Evo Morales 

Après la démission de Evo Morales ce dimanche 10 novembre, plusieurs dirigeants socialistes sud-américains ont témoigné leur solidarité au président bolivien déchu, voyant dans son retrait forcé un véritable “coup d’État”. Le Mexique offre l’asile à Morales…

D’une même voix, le président vénézuélien Nicolas Maduro -lui-même contesté-, et son homologue argentin Alberto Fernandez se sont indignés de la démission de Evo Morales, contraint par la rue à quitter son poste après trois semaines de crise sociale consécutives à sa réélection fin octobre.

“Nous condamnons catégoriquement le coup d’État survenu contre le frère président Evo Morales”, a ainsi écrit sur Twitter le dirigeant du Venezuela, appelant à “la mobilisation pour exiger que soit préservée la vie des peuples indigènes boliviens, victimes du racisme”.

“En Bolivie a eu lieu un coup d’État produit par l’action conjointe de civils violents, du personnel policier qui s’est démobilisé et de la passivité de l’armée. C’est un coup perpétré contre le président @evoespueblo, qui avait convoqué un nouveau processus électoral”, a pour sa part écrit Alberto Fernandez, un péroniste de centre gauche qui entrera dans ses fonctions de président le 10 décembre.

“La rupture institutionnelle en Bolivie est inacceptable. Le peuple bolivien doit se prononcer le plus tôt possible, dans des élections libres, sur son prochain gouvernement”, a ajouté le futur dirigeant argentin.

Ils ont été rejoints par le président cubain Miguel Diaz-Canel qui a lui aussi dénoncé le “coup d’État violent et lâche de la droite contre la démocratie en Bolivie”, estimant dans un tweet que “le monde doit se mobiliser pour la vie et la liberté d’Evo”, avec le hashtag #EvoNoEstasSolo (Evo, tu n’es pas seul).

Cuba, allié traditionnel du dirigeant socialiste, exprime sa “solidarité avec le frère président Evo Morales, protagoniste et symbole de la revendication des peuples indigènes de nos Amériques”, a également tweeté le ministre des Affaires étrangères Bruno Rodriguez.

Le Mexique offre l’asile à Morales

Quelques heures après la démission du président bolivien, le Mexique lui a offert l’asile, indiquant également que plusieurs fonctionnaires et parlementaires boliviens avaient reçu à l’ambassade mexicaine à La Paz.

“Le Mexique, conformément à sa tradition d’asile et de non-intervention, a reçu 20 personnalités de l’exécutif et du législatif de Bolivie dans la résidence officielle à La Paz, et s’il en décidait ainsi, nous offririons aussi l’asile à Evo Morales”, a écrit le ministre des Affaires étrangères Marcelo Ebrard. sur son compte Twitter.

Le président mexicain, Andres Manuel Lopez Obrador, a félicité sur Twitter Evo Morales d’avoir décidé de démissionner pour apaiser la situation. “Nous relevons l’attitude responsable du président de la Bolivie, Evo Morales, qui a préféré renoncer à exposer son peuple à la violence”, a écrit le dirigeant mexicain.

Plus tôt, dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux dans la matinée, il avait soutenu l’annonce de nouvelles élections faite par Evo Morales.

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