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Nicolas Sarkozy revient sur l’affaire Cassez ! Du nouveau sur ce dossier….

Après l’arrestation de l’ex-ministre Genaro Garcia Luna, qui avait orchestré l’emprisonnement de Florence Cassez, celle-ci envisage des poursuites judiciaires au Mexique.

En exclusivité pour L’Express et le journal Proceso au Mexique, l’ancien président Nicolas Sarkozy raconte pour la première fois les tractations qui ont eu lieu pendant son quinquennat !

L’EXPRESS et PROCESO: Avez-vous été étonné par l’arrestation, aux Etats-Unis, le 9 décembre dernier, de l’ancien « superflic » mexicain Genaro Garcia Luna, l’homme à l’origine de l’emprisonnement de Florence Cassez, aujourd’hui soupçonné de complicité de narcotrafic ? 

Nicolas Sarkozy: Non, pas du tout. Je ne savais ni quand ni comment cela arriverait, mais je pensais depuis longtemps que cela finirait par arriver. Cependant, je ne me réjouis jamais de voir tomber quelqu’un, quoi qu’il ait fait. J’ai été suffisamment sévère avec ce personnage quand il était au faîte du pouvoir et de la gloire pour m’abstenir de m’exprimer à son sujet maintenant qu’il est derrière les barreaux. C’est une question de principe.

Florence Cassez et ses avocats envisagent de nouvelles initiatives judiciaires au Mexique. Comprenez-vous cette démarche ? 

N. S. Les droits de cette Française ont été bafoués. Pendant sept ans, sa vie a été brisée. Lorsque l’on est un Etat de droit, comme le Mexique, on assume ses responsabilités. Cela dit, c’est à la victime de décider. Je n’ai aucun conseil à lui donner. Je comprendrais très bien qu’elle se batte pour laver son honneur, non seulement en entreprenant une procédure sur le fond du dossier, mais également en exigeant des indemnités pour les sept années qui lui ont été volées.

Vous souvenez-vous du moment précis où vous avez eu connaissance du sort de Florence Cassez ? 

N. S. Parfaitement. C’est le député du Nord Thierry Lazaro qui était venu m’expliquer la situation, en 2007, alors que j’étais depuis peu président de la République et que Florence Cassez était déjà emprisonnée depuis deux ans. J’avais entendu parler de son histoire, mais pas dans le détail. Je savais seulement que cette jeune femme se trouvait dans une prison très dure au Mexique. Et je savais que cela se passait dans un contexte politique et social très tendu car, à l’époque, il y avait environ 8 000 enlèvements par an, dont beaucoup se soldaient par des assassinats. Thierry Lazaro m’a demandé de recevoir les parents de Florence Cassez et son avocat, Me Frank Berton.

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Florence Cassez va demander réparation au Mexique pour ses sept années de prison

Elle avait passé sept ans dans les geôles mexicaines. La Française va poursuivre l’ex-ministre de l’Intérieur arrêté par les Etats-Unis et accusé de narcotrafic. La bonne nouvelle vient des Etats-Unis. Après sept ans de captivité au Mexique, la Française Florence Cassez, qui avait toujours clamé son innocence, va pouvoir demander réparation à Mexico.

C’est le 9 décembre 2019, à Dallas au Texas, que le policier et l’ancien ministre mexicain de l’Intérieur Genaro Garcia Luna a été arrêté par le FBI. Il est accusé par les autorités américaines de corruption et de complicité avec le cartel longtemps dirigé par le narcotrafiquant El Chapo, condamné à perpétuité.

Florence Cassez avait été arrêtée en décembre 2005 au Mexique où elle avait été condamnée en avril 2008 à 96 ans de détention pour quatre enlèvements, association de malfaiteurs et possession d’armes. Après après de nombreuses interventions au plus haut de l’Etat français, de Nicolas Sarkozy à François Hollande, elle avait été libérée le 23 janvier 2013.

Après l’interpellation de Genaro Garcia Luna qui avait autorisé l’arrestation et l’incarcération de la jeune femme, Florence Cassez envisage de le poursuivre ainsi que plusieurs personnalités mexicaines qu’elle juge responsables de sa détention, a-t-elle confié à l’Express. « Je vais demander des comptes à ceux qui m’on fait mal», explique-t-elle.

L’ancien président également dans le viseur

Mais au-delà de l’ancien ministre, l’ancien président Felipe Calderon dont le mandat s’est achevé en 2012 pourrait être éclaboussé par le procès. « Il se permettait de me désigner à la vindicte en direct à la télévision en me qualifiant de secuestradora (kidnappeuse), alors qu’il savait que c’était faux. Je veux lui demander officiellement réparation », confie-t-elle à l’hebdomadaire.

Le journaliste de la chaîne Televis qui avait, en 2005, filmé et diffusé en direct l’arrestation de Florence Cassez et de son ancien petit ami Israel Vallarta pourrait aussi être visé par la procédure.

Sources – Agences 

Touracancun 728